Le rapport matériel/logiciel s’est inversé : Dans les années 1990, le prix de l’OS/400 représentait 25 à 30% et le matériel environ 70 à 75% du prix total. Depuis 2010, l’ i OS représente 70 à 80% et le matériel seulement 20 à 30% du prix total.
Bonjour,
Ceci s'explique par la convergence des gammes dites "Power i" et "Power p". La plateforme étant désormais commune et unique depuis 2008, c'est ce que l'on appelle la gamme Power Systems.
Pour des raisons évidentes de commercialisation, il a fallut dissocier le coût des OS de celui du hardware car la plateforme matérielle étant unique, ce sont donc les Operating Systems que l'on commande : AIX, Linux ou IBM i (et pas i OS comme tu le dis

)
Le prix du matériel a commencé a baissé lors de l'initiation de la convergence des gammes en 2004 (System i et System p), et a chuté en 2008 avec la convergence complète. Il est évident qu'une gamme commune coûte moins cher à produire que plusieurs gammes, de plus, de nombreux composants sont également communs avec les serveurs System x et BladeCenter (DVD, panel ...).
Nous constatons donc tous une baisse importante du matériel depuis quelques années, comme sur tous les autres serveurs, mais le coûts des OS n'a pas forcément augmenté en soi, il a même un peu baissé.
Lorsqu'il n'y avait pas de plateforme commune, c'est-à-dire avant 2008 (AS/400, iSeries et System i), le coût de l'Operating System était tout simplement intégré dans le coût du hardware afin que les clients n'aient pas cette notion.
Désormais, le coût des Operating System a logiquement été extrait du coût matériel. L'OS représente donc un coût plus important qu'avant car précédemment, il n'avait pas ... de coût officiel, seule la software maintenance apparaissait.
Il est donc normal de trouver un rapport hardware/software qui s'est inversé, mais en fait il s'agit juste de l'effet des vases communiquant et pas d'une évolution sensible des différents coûts.
J'apprécie les travaux et infos de Timothy Prickett Morgan, mais dans ce cas précis, cela n'a pas vraiment d'intérêt. IBM a juste officialisé les prix.
Voici quelques statistiques issues d’un article de Timothy Prickett Morgan de Novembre 2011 afin d’illustrer notre propos :
http://www.itjungle.com/tfh/tfh111411-story01.html Pour un modèle AS/400 année 1992, modèle F70 de 57 CPW, Groupe P30, le rapport prix OS/Matériel était de 23% pour un prix total de $400.000. Pour un modèle Power 770 année 2010, de puissance 77000 CPW, Groupe P30, le rapport OS/Matériel est de 88% pour un prix total de $700.000 ; donc le rapport s’est inversé en faveur de l’OS au détriment du matériel.
TPM compare des choses non comparables, le dollar de 1992 n'a pas la même valeur que celui de 2011.
Comparer des dollars de 1992 à dollars de 2011 n'apporte pas grand chose, les valeurs du dollar de 1992 et 2011 sont totalement différentes (en terme de pouvoir d'achat de l'époque) ?
TPM parle de 85825 $ en hardware, cela m'étonne également car le prix minimum est plus proche de 130000 $.
On ne peut donc pas comparer.
Et comme je le disais, à l'époque le coût du serveur était composé du hardware + OS sans distinction, et seule la software maintenance (et les éventuels softs) étaient comptabilisés en software.
De nos jours, IBM fait bien la distinction.
Ces chiffres n'ont aucune valeur.
Autre point, je serais curieux de savoir d'où sortent ces chiffres, car ils me semblent erronés. A ma connaissance il n'existe aucun serveur Power 720 à 6835 $ et une licence IBM i P10 à 7980 $. On approche plutôt les 14000 $ au minimum pour le hardware. Son tableau est d'ailleurs faux, car il indique P10 et 23800 CPW, or il s'agit ici d'un Power 720 4-core en P05. Mais pour faire 23800 CPW il faut 4 licences IBM i, et le coût n'est pas de 7980 $, mais plutôt de 28 000 $.
Or dans son coût $ par CPW OS ou $ par CPW Hard, il considère le nombre total de CPW mais sans prendre le coût du nombre de licence qui va de pair.
Ce tableau est donc archi faux, il ne faut pas se baser dessus.
TPM est un excellent spécialiste de la plateforme, mais sur ce coup, ses chiffres sont totalement faux.
Jean, mon but n'étant pas critiquer ton article, bien au contraire, mais on ne peut réellement pas s'appuyer sur des chiffrages erronés.
Fabrice