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Auteur Fil de discussion: WDSC/RDi successeur ou complémentaire à PDM/SEU ? (mai 2009)  (Lu 4211 fois)
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jmikhaleff
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« le: 13 Mai,2009, 22:04:11 »

Lettre RePeGlio mai 2009   

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WDSC/RDi successeur ou complémentaire à PDM/SEU ?
Une question récurrente depuis des années sur la plateforme i concerne l’adoption  des outils WDSC/RDi en remplacement des outils stabilisés PDM/SEU/SDA. Ce débat nous semble plus que jamais d’actualité de par les interrogations de fond qu’il soulève.

Vous trouverez une réaction à chaud d’un partisan inconditionnel de WDSC/RDi à qui nous avons fait lire notre lettre avant de la diffuser.

Ceux de nos clients qui ont essayé WDSC/RDi pendant une période assez longue, pensent que ce logiciel apporte réellement de nombreux avantages aux développeurs tant au niveau des aides en temps réel des instructions que pour les fonctionnalités très puissantes d’analyse et de recherche. Mais paradoxalement, la question de savoir si WDSC/RDi succèdera ou sera complémentaire à PDM/SEU/SDA reste ouverte.

 

Selon nous, le seul défaut majeur de WDSC/RDi est son architecture client/serveur lourd qui date des années 90. En effet, même si la plateforme IBM i a des lacunes connues au niveau de ses interfaces natives, son architecture est considérablement en avance sur son époque, ce qui explique selon nous, l’accueil en demi teinte de WDSC/RDi et cela malgré les qualités indéniables de ce logiciel. Prenons si vous le voulez bien quelques exemples concrets bien sentis afin d’ illustrer notre propos.

 

A l’usage, pour travailler correctement avec WDSC/RDi, il faut un PC d’au moins un giga de mémoire et deux écrans connectés : un grand écran 22 pouces minimum est presque indispensable et un autre écran avec Client Access pour tester le programme RPG modifié. Quiconque a travaillé avec des informaticiens de gestion sur la plateforme i sait qu’ ils sont amenés à se déplacer souvent dans l’entreprise pour analyser les problèmes ou présenter des solutions aux utilisateurs. Géographiquement, il est fréquent que les utilisateurs se trouvent à 100 mètres mais parfois à plusieurs kilomètres de leur bureau. Si un informaticien de gestion se trouve dans une filiale éloignée de 50 kilomètres pour plusieurs jours, il peut être amené à corriger un bug bloquant par téléphone pour dépanner un autre utilisateur du siège. Analysons maintenant les cas qui pourraient se présenter dans la pratique pour une maintenance à distance :

Cas 1) Si l’informaticien possède uniquement PDM/SEU/SDA, il pourra dépanner l’utilisateur du siège social en empruntant le terminal client léger de l’utilisateur de la filiale. En effet, avec l’architecture native IBM i, l’écran est virtuel –indépendant d’un lieu géographique-.

Cas 2) Si l’informaticien possède à la fois WDSC/RDi et PDM/SEU/SDA, il pourra toujours utiliser PDM/SEU/SDA pour dépanner l’utilisateur distant du siège. L’écran virtuel ouvert sur le réseau des réseaux abolit la notion d’espace. Avec une session PDM/SEU/SDA, le développeur distant travaille toujours avec le même confort qu’ en local.

Cas 3) Par contre, si l’informaticien ne possède que des licences WDSC/RDi et pas PDM/SEU/SDA, alors il sera contraint d’interrompre sa visite à la filiale et de revenir au siège distant de 50 kilomètres afin de corriger le bug bloquant depuis son bureau sur son PC client/serveur lourd. Si ce bug bloquant est à l’origine d’un arrêt d’ une chaine de production, le temps perdu en transport peut générer une perte conséquente pour l’entreprise. Le bug une fois corrigé, il faudra que le développeur fasse à nouveau 50 kilomètres pour revenir à la filiale.

 

Par comparaison, l’un de nos clients nous a raconté non sans une certaine fierté qu’il a réussi à dépanner un bug bloquant en s’arrêtant sur le parking d’une autoroute lors d’un trajet entre le siège de sa société et une filiale, suite à un appel désespéré de son Directeur sur son téléphone portable. Avec son ordinateur portable et une clé 3G il a ouvert une session Client Access, corrigé le bug avec PDM/SEU/SDA, compilé le programme et l’a mis en production. Il a ensuite appelé l’utilisateur avec son téléphone portable afin de s’assurer que la modification avait bien pu résoudre la panne bloquante. Comme nous le voyons, nous sommes ici aux antipodes de l’univers client/serveur lourd des années 90 et en plein dans le 21ième siècle où le monde est devenu un village communiquant.

 

Pour aller plus loin, IBM peut décider unilatéralement d’intégrer les fonctionnalités nouvelles du RPGIV uniquement dans WDSC/RDi et non dans PDM/SEU/SDA stabilisé. Si un informaticien utilise dans ses programmes les instructions nouvelles non supportées par PDM/SEU/SDA, il prend le risque de se retrouver irrémédiablement dans le cas de figure numéro 3 où WDSC/RDi serait requis de fait. Il lui faudra muscler ses bras pour être à même de déménager le PC lourd contenant WDSC/RDi et l’écran 22 pouces afin d’ être prêt à intervenir éventuellement à distance sur les toutes dernières nouveautés du RPG lors de ses déplacements. Peut-être aura-t-il droit à un diable ? 

 

Dans cette compétition où la supériorité de l’ergonomie Windows est érigée en dogme, persister à ne pas prendre en compte le facteur architecture serait selon nous évoluer en déphasage avec notre époque centrée sur la toile. Pris individuellement WDSC/RDi est fonctionnellement très supérieur, mais PDM/SEU/SDA est intégré à l’architecture centralisée révolutionnaire de la plateforme IBM i, aujourd’hui disponible sur le réseau IP.

Jean Mikhaleff


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Point de vue « à chaud » d’un contradicteur :


Voici en bleu la réaction à chaud en Copier/Coller d’un partisan de WDSC/RDi qui n’a pas souhaité donner son nom et à qui nous avons fait lire la lettre avant diffusion.

 

Concernant l'architecture client lourd :

-) RDi s'appuie sur Eclipse qui est un standard reconnu dans le monde du développement, enseigné dans les écoles et les universités et très largement adopté

-) Je ne connais pas d'environnements de développement RPG qui tournent en mode client léger. Pour faire du PDM/SEU/SDA, la majorité des développeurs 400 utilisent i Access for Windows (Client Access) qui est un client LOURD
-) Il n'est pas nécessaire d'avoir 2 écrans, 1 seul suffit. J'ai bien un seul portable avec RDi et Client Access et 1 seul écran. Avoir 2 écrans, c'est du confort.
Je ne comprends rien au cas n°1, 2 et 3 :

-) C'est quoi le "terminal client léger" ? C'est un PC avec Client Access ?
-) Dans le cas numéro 3, pourquoi l'informaticien ne pourrait pas prendre le terminal de l'utilisateur comme dans le cas numéro 1 ?

-) De plus, il y a 99% de chances pour qu'un informaticien qui se déplace et bosse plusieurs jours dans une filiale ait un ordinateur portable.

La majorité des clients qui font du développement RPG le font à partir de leur poste au bureau ou à partir d'un portable, sur lesquels ils ont installé :
-) Client Access pour l'émulation 5250 et PDM/SEU
-) iSeries Navigator pour l'interface SQL
 Je ne vois pas où est le problème d'installer RDi en plus, pour ceux qui désirent avoir un environnement de développement autre que PDM/SEU avec toutes les fonctionnalités qu'il apporte en plus : filtres permanents, vues table, éditeur et débogueur sophistiqués, vue compilation, aide en ligne, diagramme d'applications, travail en équipe avec RTCi ou CVS, intégration avec d'autres produits Rational ou d'autres plugins Eclipse pour faire du Java, du C, du Web, du PHP…

……..

…dans certains cas il est plus judicieux de travailler avec PDM/SEU qu'avec RDi : développement ponctuel, modif de CL par l'exploit…il est évident qu’il faut acheter au moins 1 licence de PDM/SEU même si tous les développeurs font du RDi : ne serait-ce que pour répondre au cas n° 3

 


Note de l’auteur : Pour nous, Client Access est un browser du flot 5250 au même titre qu’ Internet Explorer est un browser du flot HTML. En effet, il est possible de faire fonctionner avec Client Access aussi bien une comptabilité que PDM/SEU/SDA et cela avec un client ultra léger. La plateforme IBM i sait depuis toujours faire fonctionner ses applications centralisées dans un browser. De plus, l’ OS sait gérer le multi-utilisateurs et la persistance au niveau le plus bas avec une base de données relationnelle intégrée, ce que le Web ne sait pas faire car sa vocation première est d’ afficher une page demandée. C’est dire l’ avance considérable de cette plateforme en informatique de gestion et nous trouvons dommage qu’IBM n’ait pas voulu transformer l’essai. C’est sans doute là un tout autre débat. Aujourd’hui, à chaque fois que nous utilisons PDM, nous sommes interpellés par le fameux message depuis la V5R3 « Avez-vous déjà essayé le nouvel outil qui va remplacer PDM ? Appuyer sur F1 ». Le problème, c’est qu’appuyer sur F1 ne suffit pas pour accéder directement au candidat remplaçant. Il faut  migrer sur une machine Windows. Nous disposons donc de WDSC/RDi client/serveur lourd prétendant notoire à la succession de PDM/SEU/SDA client léger intégré stabilisé. Selon nous, étant donné la différence des architectures, les deux produits sont complémentaires. Reste à savoir dans quelle mesure, comment, pour qui et pour faire quoi. 


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Ce que WDSC/RDi peut apporter à RePeGlio :

Dans la mesure où l’outil expert RePeGlio génère automatiquement toute une variété de programmes RPGIV de grande qualité, nous sommes compatibles aussi bien avec PDM/SEU/SDA qu' avec WDSC/RDi. L’un des points forts de notre outil est la compatibilité avec tous les ajouts manuels directement dans le source en RPGIV. Dans la pratique, l’outil génère automatiquement les programmes RPGIV à partir de la session Client Access, les outils IBM servant à maintenir les programmes sources générés sur le long terme.

Ce que WDSC/RDi peut apporter en plus à nos clients RePeGlio:

-) une navigation dans les sous-procédures. En effet, tous les programmes d’un même modèle ont les mêmes sous-procédures par définition, -connaître un programme revient à les connaître tous- de sorte qu’il est très utile de pouvoir naviguer dans les sous-procédures une fois que l’on en connaît par cœur la fonction.

-) l’indentation automatique des imbrications.

-) selon nous le point le plus fort pour apprendre les instructions RPGIV : une aide en ligne qui affiche la syntaxe détaillée et un descriptif très complet de l’instruction.

-) et bien entendu le fameux débogage graphique.

Dans les outils complémentaires RDI, le diagramme des applications avec l’ appel des programmes entre eux, est très utile en maintenance applicative.
 
Nouveau site  : www.repeglio.com 
Sur notre nouveau site vous trouverez:
-) un historique des lettres RePeGlio les plus significatives
-) des exemples de programmes réalisés avec le produit RePeGlio en Video Flash Adobe.
 
N'hésitez pas à commenter ou donner votre point de vue : webmaster@repeglio.com 
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Edition jmpenasse : mise en forme
« Dernière édition: 15 Mai,2009, 22:29:27 par jmpenasse » Journalisée
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« Répondre #1 le: 15 Mai,2009, 22:18:23 »

Citation
Aujourd’hui, à chaque fois que nous utilisons PDM, nous sommes interpellés par le fameux message depuis la V5R3 « Avez-vous déjà essayé le nouvel outil qui va remplacer PDM ? Appuyer sur F1 ».

Pour ceux que ce message dérange, il y a 2 solutions :

- F18 dans PDM (modifs valeurs par défaut de pdm) : en défilant sur la deuxième page on peut désactiver l'affichage de ce message  :
Citation
Messages d'information         O           O=Oui, N=Non

- autre possibilité : modifier le message PDM0760 du msgf : QPDA/QUOMSGF  ange
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« Répondre #2 le: 15 Mai,2009, 23:37:20 »

Difficile de polémiquer quand l'auteur n'intervient pas directement sur ce forum (il est bien sûr le bienvenu  Merci ), mais je ne peux résister à répondre :

Tout d'abord, ne passant plus (malheureusement ...) mes journées derrière un écran à programmer, j'utilise principalement PDM/SEU (et même surtout STRSEU, je perds trop de temps avec PDM  Grin  ), mais je ne peux que constater les apports indéniables d'outils de travail plus évolués pour les développeurs.
Je ne vais pas parler de ces avantages en détail, mais étant directement impliqué dans la rentabilité des développeurs je ne peux que constater objectivement l'intérêt de ces "nouveaux outils modernes".
Le métier d'un informaticien est directement lié à la technologie et à ses évolutions rapides. Ne pas suivre ou ne pas accepter par principe ces évolutions est, à mon humble avis, à la limite de l'incompétence professionnelle. Bien sûr toute évolution n'est pas bonne non plus par principe. Il faut accepter de s'informer, de se former et d'essayer les nouveautés pour pouvoir en apprécier les avantages ou constater les défauts, en déterminer les limites pour optimiser son utilisation. Et ce, tout au long de sa carrière.
Récemment j'ai trouvé dans un article américain une maxime que je ne connaissais pas mais qui me semble parfaitement adaptée à notre métier et plus particulièrement au sujet évoqué ici :

"Lorsque l'on n'utilise qu'un marteau, tout problème est perçu comme un clou"

avec une variante :

"Lorsque l'on n'utilise qu'un marteau, un tournevis est vu comme étrange, trop lent, pas pratique, et finalement un ennemi "


Le "problème" de l'AS400 (  Tongue j'y tiens Fabrice ! ), à mon humble avis, se résume bien à ces expressions.
L'AS400 est une machine extrêmement moderne, puissante, performante, versatile, robuste, ouverte, j'en passe et des meilleurs. Et même moins honéreuse que d'autres systèmes si l'on compare bien en détail toutes les facettes du TCO.
Cependant sa réputation est celle d'une "vieille machine obsolète" tout simplement à cause des applications qui tournent majoritairement encore en 5250 et RPGIII (voire II !).
Je râle souvent après IBM, mais il faut également que nous regardions un peu la poutre dans notre oeil et que nous rendions à Cesar ce qui appartiens à IBM :
- SQL a complètement été réécrit et ses possibilités et performances sont parmi les meilleures du marché. Pourquoi refusons nous toujours de l'utiliser ?
- RPG IV/ILE n'a rien à voir avec ses ancêtres, (hormi la compatibilité ascendante), et n'a pas à rougir face à d'autres langages tels que le C ou Java (avec lesquels il est capable d'interagir fortement d'ailleurs ) ! Les gains de productivité sont énormes. Pourquoi continuer en RPG III ? ? ?
- Nous attendons depuis des lustres une interface graphique ... nous n'avons pas une ... mais plusieurs !!! : Les apis CGI permettent de gérer des pages web simplement en RPG depuis belle lurette, GUI/400 il y a quelques années, Net.Data (utilisé pour les sites web de résultats des JO d'Atlanta pour ne citer que cet exemple), Java, Webfacing, Hats, Visual Age RPG toujours livré avec le compilateur RPG (et ce depuis au moins 10 ans), etc, etc.  Et maintenant PHP.

Nous ne devons, nous ne pouvons, plus voir notre métier uniquement avec le marteau pour seul outil. Il n'y a pas aujourd'hui qu'une solution (AS400/RPG/5250) pour réaliser une application.
Nous avons à notre disposition une pléthore d'outils. Il faut simplement utiliser le plus adapté aux besoins.
Oui le RPG (IV bien sur) est le plus adapté pour les batchs, les interfaces simples et rapides pour le service info (configurations ...).
Oui une application "web centric" est idéale pour un site marchand
Oui une interface Windows est plus adaptée pour la  gestion interne (gescom, compta, prod ...)
Oui Word est plus adapté au traitement de texte qu'office/400  Grin
Etc

Et pour en revenir à PDM versus RDI, c'est pour moi la même problématique. PDM/SEU sont les outils idéaux pour des petits travaux rapides, au même titre que les tournevis, marteaux, clés, pinces... d'une boite à outils, et RDI est l'atelier contenant les machines outils lourdes mais plus puissantes.
Bien sûr je peux visser une vis avec un tournevis manuel. Mais pour mille vis ... rien ne vaut une visseuse électrique.
Et pour cent mille il faut peut-être envisager un robot de production...qui demande un peu d'habitude et de formation

Si je ne devais retenir qu'un avantage pour RDI/WDSC, ce serait celui-ci :
Pendant des années j'ai passé des journées, et trop souvent des nuits, à noter sur des brouillons des numéro de lignes sources en travaillant sur des programmes de plusieurs milliers de lignes dans lesquels il fallait passer de la  ligne 1530.00 (par exemple) à la ligne 25.00 pour voir/modifier une DS, puis à la ligne 4567.00 pour intervenir sur une Subroutine, etc ...
Avec des éditeurs modernes, des points de repères peuvent être mis pour naviguer rapidement en différentes parties du source et revenir au point d'origine. Mieux encore, les variables, SR, Proc... sont affichées à côté du source me permettant de voir la définition des variables sans bouger et d'aller directement sur une SR ou une Proc (ou un label de CL).
Bien sur toute intégration de nouvelle technologie ou nouvel outil a un coût (licence, formation, maintenance...). Mais si le choix est adapté aux besoins, ce n'est pas une simple dépense mais un investissement rentable rapidement. Que du bon pour l'entreprise... et la carrière de tous  Wink

Just my 2 cents
sans animosité aucune
« Dernière édition: 16 Mai,2009, 00:04:19 par jmpenasse » Journalisée

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jmikhaleff
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« Répondre #3 le: 16 Mai,2009, 10:01:26 »

Certains clients: Banques, Assurances etc... n'ont que le successeur de l'écran passif, à savoir un écran ultra léger avec un navigateur Web et un navigateur 5250, sans système d'exploitation aucun. Chez ces clients là, il est interdit de connecter un PC. Donc le problème ne se pose pas pour elles. Il n'y a pas de successeur à PDM/SEU/SDA car il est hors de question qu'un développeur utilise un PC (je ne parle pas seulement des banques qui sont dans les paradis fiscaux).
Deuxième remarque : il y aura des interfaces web natives lorsque l'on pourra coder en carte F nom_de_fichier_web avec des READ, WRITE, EXFMT de pages web et lorsqu'il y aura un outil similaire à SDA pour des pages Web.
IBM n'a pas voulu étendre l' OS au web et je pense que c'est une erreur majeure.
Il faut faire attention lorsque l'on parle des jeunes qui sortent de l'université, qui connaissent JAVA etc.. etc...
Il y  a 2 millions de pages web modifiées/crées par jour selon Google. Sur ces 2 millions de pages d'informatique documentaire seules 1 pour mille soit 200 pages sont modifiées/crées par des ingénieurs informaticien. Les autres le sont par des gens ordinaires qui publient de la vidéo, des recettes de cuisine, des sites web avec des outils et qui ne connaissent pas un mot de HTML. Tout cela pour dire qu' IBM aurait très bien pu mettre à disposition un outil dans le genre SDA pour le Web destiné aux informaticiens de gestion qui ne sont pas de purs techniciens mais des professionnels qui travaillent en relation avec les utilisateurs. Si IBM avait fait des outils à la hauteur, l'informatique de gestion Web et l' IBM i connaitrait une progression à 2 chiffres comme l'informatique documentaire. Pour vous donner un autre exemple, au 19ième siècle il fallait avoir son CAP de mécanicien et le permis de conduire pour conduire une voiture. Une voiture est dite moderne lorsqu'elle est simple. IBM aurait du depuis longtemps fournir des interfaces web natives simples pour ceux qui ne connaissent rien aux nouvelles technologies afin de faire exploser le marché de l'informatique de gestion. IBM a préféré miser sur Java langage libre. Aujourd'hui Java a été racheté par Oracle.... Peut etre que cela devrait inciter IBM a se recentrer vers son métier, vers ses clients, vers ce qui fait sa force, vers ce qui fait sa valeur ajoutée... ouf.... j'ai fini... ca fait du bien...  Smiley
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« Répondre #4 le: 16 Mai,2009, 14:37:57 »

Voici une publicité d'AXEL, mais il y a d'autres constructeurs : http://www.axel.com/articles/wp0002_f.html
Le successeur de l'écran passif existe bel et bien c'est le client ultra léger.
Certaines banques ou certaines sociétés bien avisées selon moi ne veulent pas de PC connectés à l' IBM i pour protéger les informations sensibles : n° de carte de crédit, liste des clients etc...
Avec ce type de terminal il est impossible de télécharger quelque programme que ce soit, certainement pas RDi.
Le "système d'exploitation" ne permet que de faire tourner des browser web, 3270 ou 5250.
En effet, Windows est sensible aux virus et logiciels espions de toutes sortes et même les plus grosses sociétés ont eu des problèmes.
Par exemple mon provider qui est l'un des meilleurs qui soit a été victime d'un virus très vicieux pas plus tard qu'il y 2 jours.
Donc, les sociétés qui utilisent les terminaux ultra légers et qui interdisent les PC windows connectés savent se qu'elles font et ont raison selon moi à 100%
Un problème s'ajoutant à un autre, RDi repose sur Java qui était un langage "libre" et qui ne l'est plus depuis le rachat de Sun par Oracle. Oracle ne croit qu'aux systèmes propriétaires et fera tout pour rentabiliser son achat au maximum. Java est donc un langage propriétaire aux mains d'un concurrent redoutable qui a la réputation de se battre comme un chien.
Je pense encore une fois qu'IBM serait bien avisé de se recentrer sur ses clients de toujours qui font sa force. Mais c'est la un autre débat... Grrrrrr Angry
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« Répondre #5 le: 16 Mai,2009, 17:49:34 »

Bonjour Jean et merci de nous avoir rejoint, même si nous vous mettons un peu sur le "grill", la communauté du system i a aujourd'hui grand besoin de ce genre de discussions.  Merci

RDP et ICA sont étroitement liés à Windows. Ils sont fait pour gérer à distance des "sessions" windows en prenant en charge les entrées/sorties utilisateur (Ecran/Clavier/souris/Son ...). RDP signifie Remote Desktop Protocol et est utilisé pour se connecter à un Bureau à Distance et bien sûr sur des serveurs TSE. ICA est la version Citrix.

Les "platines"/Clients légers proposent en général les protocoles suivants:
  • RDP/ICA pour les sessions Windows
  • VNC pour Linux et éventuellement Windows
  • 5250
  • 3270

RDP/ICA permettent donc bien l'utilisation d'applications windows, même si elles sont centralisées sur des serveurs TSE/Citrix
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« Répondre #6 le: 16 Mai,2009, 19:47:21 »

Encore une fois, IBM a gagné de l"argent avec les gestionnaires qui ne sont pas des informaticiens pointus.
Encore une fois sur 2 millions de pages web modifiées seules 200 sont modifiées par des informaticiens pointus.
Mais c'est de l'informatique documentaire.
Tout le monde peut faire un site web, tout le monde peut publier de la vidéo, du son etc...
La plateforme i se meurt, non pas parcequ'elle est délaissée par les informaticiens pointus en nouvelles technologies, mais parcequ'IBM n'a pas fait évoluer la plateforme de sorte que les informaticiens gestionnaires puissent avec un outil aussi simple que SDA faire du Web en utilisant le multiutilisateurs et la persistance de l'OS.
S'il fallait avoir son CAP de mécanicien pour conduire une automobile, il y aurait 10 000 fois moins de voitures.
Si l'informatique web documentaire nécessitait d'avoir fait des études d'informatique il y aurait 200 pages web modifiées par jour et non 2 millions selon Google.
Si la plateforme i se meurt, c'est parcequ' IBM n'a pas investi pour rendre le Web de gestion facile pour les informaticiens de gestion, de sorte qu'il y en a 1000 fois moins.
Ce qui est simple est moderne.
Ce qui est compliqué est réservé à une soit disant "élite".

Je persiste, sur certains modèles AXEL et autres, il est possible de faire fonctionner du 3270, du 5250 et un explorateur web (mais pas de télécharger des programmes depuis le web).
J'ai des clients (assurances) dans ce cas et ils ont raison. Ce sont de grosses sociétés et ils ne pourront jamais utiliser RDi pour des raisons d'architecture.

IBM devrait selon moi arreter de jouer avec Windows et de faire la Java.
IBM devrait se recentrer sur ses clients et sur ce qui fait sa force. Smiley
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« Répondre #7 le: 16 Mai,2009, 20:59:14 »

Les clients veulent des évolutions de la plateforme, certainement pas la "révolution".
RDi est un excellent produit pour ceux qui font du multi plateforme mais je pense qu'il n'était pas nécessaire de faire tout ce cirque pour remplacer PDM et SEU qui sont des logciels simples par définition. Il était tout à fait possible de faire un WebPDM et un WebSEU centralisé graphique avec des interfaces Web avec + de fonctionnalités comme celles de RDi.
Alors en appuyant sur F1 sur le message "Connaissez vous le remplacant de PDM etc..." l'utilisateur allait directement via le web sur le nouveau produit pour l'essayer via un navigateur web. Cela aurait été une évolution, pas la "révolution", car nous sommes du monde browser depuis toujours. Et alors le "RDi Web" aurait été adopté par toute la communauté sans cirque, sans cinéma sans toutes ces histoires qui ne font rire que Microsoft qui se frotte les mains car c'est le seul gagant.
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« Répondre #8 le: 17 Mai,2009, 06:30:24 »

Recette 1 : tu veux que les développeurs passent en RPGIV? c'est très simple.
Le développeur IBM i n'est pas jugé par Jean Mikhaleff, ni par un gourou.
Le développeur IBM i est jugé par les utilisateurs finaux uniquement. Ce sont les utilisateurs finaux qui font qu'il gagne sa vie, pas les gourous comme toi ou moi.
Lorsqu'un utilisateur final regarde le résultat du RPGIV par rapport au RPGIII, il ne voit aucune différence visible.
Donne la possibilité au RPGIV d'avoir des interfaces graphiques native Web avec un genre de SDA simple dédié au web comme il y a un SDA dédié au 5250, et tu verras, les développeurs vont passer au RPGIV à la vitesse GRAND V car les utilisateurs verront quelque chose de plus rattachés aux intranet extranet.
Je sais pourquoi les clients ne passent pas en ILE tout simplement car j'avais une version ILE en 1998 avec des *module *srvpgm et une procédure automatique de binding. Les clients m'ont dit qu'avec la puissance des machines comme l'utilisateur final ne voit pas de différence entre un CALL et un CALLB (en 1998 il n'y avait pas de CALLP) ils préféraient ne pas ajouter de la complexité pour rien. Tous sans exception utilisent la version avec CALL et je ne propose même plus le binding aujourd'hui qui est réservé aux développeurs professionnels uniquement. (RePeGlio a développé en ILE pur dès l'origine mais ce n'est pas de l'informatique de gestion).
Un jour je ferai une lettre à ce sujet et ce ne sera pas triste : IBM a Javaisé le RPG.
Comme IBM voulait à l'époque que tout le monde passe en Java qui est un assembleur moderne et en aucun cas un langage de gestion, comme les clients ne voulaient pas passer à Java à juste titre, IBM a fait un nouveau Java du RPG. Comme dit un proverbe Africain : "Si une chèvre refuse d'aller à la rivière, amène de l'eau à la chèvre".
Résultat des courses : le RPG IV format libre actuel est très complexe par endroit et même Barbara Morris la responsable du compilateur RPG a été obligé de le reconnaitre lors d'un forum mondial. Ce RPGIV format libre n'apporte rien de visible à l'utilisateur final sauf pas mal de complexité par endroits.
C'est pourquoi je dis que la solution serait qu' IBM se recentre sur ses clients de toujours maintenant que Java est dans les mains d'Oracle, maintenant que le logiciel libre SUN a fait la preuve, crise aidant, qu'il n'était pas viable économiquement.
Je crois qu'IBM a sombré dans l'idéologie à un moment donné avec WebSphere/Java en espérant que les clients allaient tous migrer vers le logiciel ouvert, ce qui aurait arrangé ses problèmes, mais pas forcément les problèmes des clients. Pendant ce temps, Microsoft misait sur son coeur de métier et vers un langage propriétaire adapté aux technologies qu'il propose depuis toujours pour le meilleur et pour le pire. Je crois que le problème de fond est là.
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« Répondre #9 le: 17 Mai,2009, 10:34:30 »

Non, la vie n'est pas ainsi faite.
L'IBM i a comme développeurs majoritairement des gestionnaires/informaticien.
Microsoft a comme développeurs majoritairement des techniciens pointus.
IBM doit se plier aux demandes de ses clients et ne pas chercher à faire d'eux ce qu'ils ne sont pas.
Au début du RPG, le cycle RPG dans son esprit a été concu pour qu'un comptable informaticien puisse gérer les ruptures automatiquement. Avec le cycle RPG un informaticien gestionnaire pouvait sortir une édition avec des totalisations sur les ruptures alors qu'il aurait été incapable sans le cycle RPG.
Ce qui a fait le succès du S38 c'est qu'à l'époque IBM faisait du logiciel adapté à ses clients gestionnaires. Aujourd'hui, IBM a perdu tout contact avec ses clients. Certaines sociétés n'ont pas vu quelqu'un d'IBM depuis au moins dix ans.
Ce n'est pas aux clients de se transformer par rapport à ce que veut IBM. C'est à IBM de faire l'effort de s'adapter à ce que veulent les clients par rapport à ce qu'ils sont. Les clients demandent des interfaces graphiques natives simples depuis plus de 10 ans et ils n'ont rien eu. Je pense sincèrement qu'IBM est seul responsable du déclin de la plateforme au profit de Microsoft et en aucun cas les clients qui sont ce qu'ils sont et qui sont ce qu'ils ont toujours été.
Pour en revenir à l'exemple de la voiture, il y a des conducteurs petits, il y ades conducteurs maigrichons, d'autres qui sont vieux, d'autres qui sont jeunes etc...  ce n'est pas au conducteur de s'adapter, mais au constructeur de faire en sorte qu'une voiture puisse démarrer sans tourner une manivelle.
Les balaises en mécanique peuvent le regretter mais c'est ainsi.
C'est le prix à payer pour vendre des voitures au plus grand nombre, sinon on se limite à une "élite" autoproclamée ou prétendue telle. Très heureux en tout cas d'avoir pu échanger avec toi quelques réflexions... By
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« Répondre #10 le: 17 Mai,2009, 18:56:16 »

Bonjour,

Il me semble qu'un léger oubli est la taille des équipes informatiques? Beaucoup d'équipes sont petites, dans des PME et l'urgence c'est de faire tourner la boutique : alors on voudrait bien se former ... mais quand ? parce que pour l'utilisateur final il n'y a beaucoup de différence (il est surtout sensible à ce que "ça" marche !)
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« Répondre #11 le: 17 Mai,2009, 21:32:38 »

Le manque de curiosité est hélas fort vrai .. surtout dans nos contrées !!!
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« Répondre #12 le: 17 Mai,2009, 23:45:35 »

Dans les années 80 des équipes de 2 ou 3 personnes étaient capable d'informatiser de A à Z une société. C'est tout simplement prodigieux. Et beaucoup de ces programmes fonctionnent toujours  sans recompilation.
Techniquement, sur IBM i, tout est objet alors que sur Windows ou Unix tout est fichier, c'est à dire qu'un programme est un fichier. Autrement dit, Windows est une véritable passoire avec des milliers de virus connus. C'est pourquoi la première des sécurités selon moi est d' éviter que des PC Windows se connectent directement à la machine de production IBM i. Il est préférable d'utiliser de clients ultra légers.
Sur Unix et Windows, ce n'est pas de la curiosité, c'est de la bidouille permanente.
Par exemple, pour gérer une base de données relationnelle Oracle, il faut un ingénieur curieux bien payé, soit 70000 euros avec les charges patronale. A cela s'ajoute le bureau, le téléphone  et le fameux portable car on ne peut pas enfermer ce gars là dans l'ordinateur. Il faut que cet ingénieur curieux soit vraiment bon très bon et meme très très bon pour faire ce que fait la base de données relationnelle intégrée de l'IBM i fait automatiquement sans aucune panne. En plus, si cet ingénieur curieux tombe malade et que les index de la base de données relationnelle Oracle tombent eux aussi... vous ne savez pas que sur Unix une base de donnée relationnelle peut tomber?
Comparer l'IBM i à UNIX ou Windows pour l'informatique de gestion c'est comme comparer une voiture du siècle dernier à une voiture moderne, ou il fallait un chauffeur mécanicien. Pardon... un chauffeur curieux et mécanicien.
Quand j'entends certains propos, je reve... Plutot que de faire de la publicité à la gomme, je pense qu'IBM ferait bien de parler de l'IBM i.
Sur Windows et LINUX des ingénieurs curieux... on aura tout entendu!
 
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« Répondre #13 le: 18 Mai,2009, 08:39:24 »

La discussion est passionnante, mais s'il vous plait, restez courtois !
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« Répondre #14 le: 18 Mai,2009, 08:53:26 »

Mon provider qui est un gars hyper pointu en nouvelles technos et qui sait de quoi il parle a été victime d'un virus vicieux la semaine dernière.
Ce virus vient avec un fichier quelconque, c'est un virus très difficile a détecter et il ne se déclenche que plusieurs mois après. Il est difficile a éradiquer. La seule manière efficace d'y arriver est de restaurer tout le disque à partir d'une sauvegarde. Oui mais voila, vous ne pouvez jamais etre certain que le virus n'est pas dans la sauvegarde et que vous n'avez pas restauré le virus avec. Si vous prenez une sauvegarde d'il y a plusieurs mois, vous écrasez les données.
Il n'y a pas vraiment de solution, une fois que vous l'avez, il faut vivre avec. Chez mon provider, il s'est déclenché 2 fois alors que l'on croyait qu'il était éliminé.
Encore une fois, le fond du problème est qu'un programme peut se camoufler dans un fichier car avec Windows, tout est fichier.
Encore une fois je persiste et signe.
Un développeur comme moi fouine et met son nez partout. Je suis le type meme de gars qui peut par mégarde télécharger un virus un logiciel espion de "nouvelle génération" sans le savoir. J'en ai conscience. Je sais que meme un firewall aussi bon que Kasperski ne peut que détecter 99,99%.
Je dis que l' IBM i a comme atout d'être basé objet et de faire un distingo de fait entre objets fichiers *file et objets programmes *pgm.
En ce qui concerne la comparaison entre l'IBM i et UNIX, LINUX (qui est un UNIX) et Windows pour l'informatique de gestion, les clients qui ont des environnements mixtes, et il y en a de plus en plus, savent de quoi je parle. Donc l'expérience dira. Les faits sont tetus.
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